La peau a longtemps été pensée comme une frontière. Le philosophe Merleau-Ponty a démontré, à travers la sensation du toucher, qu’elle jouait le rôle d’interface. Toucher l’autre n’est jamais neutre : pour certains artistes cela peut être un acte de tendresse, pour d’autres une manière d’offrir réparation. Sentir la peau invite à reconnaître sa porosité, comme la vibration du pouls révèle les battements du cœur. Cependant, ouvrir la peau est un tabou dont les artistes se saisissent afin de nous faire pénétrer à l’intérieur des corps comme dans une forêt interdite.
Sur réservation.
Conférence proposée par Le Grand Café, centre d’art contemporain et l’École des Beaux-Arts Nantes-Saint-Nazaire.